Bière Blonde du Mont Blanc

La première brasserie de Sallanches a été créée en 1821 par M. Rabenak, et le passé brassicole alpin compte une dizaine de brasseries, qui doivent beaucoup à l’eau des glaciers du Mont-Blanc. L’appellation « Bière du Mont-Blanc » apparaît en 1911. L’activité cesse dans la vallée en 1966, puis reprend en 1999 grâce à l’entrepreneur Sylvain Chiron, déjà connu pour avoir relancé les sirops et liqueurs d’Eyguebelle. La brasserie est aujourd’hui installée à La Motte-Servolex, au cœur de la Savoie. Son secret reste la pureté de l’eau.

Cette bière française est une Belgian Pale Ale qui titre à 5,8 % d’alcool. Sa robe est d’un jaune d’or éclatant, avec une mousse éphémère. Les arômes fruités d’agrumes et de levure se marient aux notes d’épices, et une légère amertume accompagne les saveurs houblonnées et fruitées. Le brassage utilise du houblon Saaz et des écorces d’orange, avec l’eau de sources issue du massif du Mont-Blanc, à 2 074 mètres d’altitude.

Une pale ale savoyarde

Comparée à sa sœur blanche, brassée dans la même maison, la Blonde est plus dorée et plus franche en amertume. Elle se sert fraîche, dans un verre à large ouverture qui met en valeur les agrumes. À table, elle accompagne bien une cuisine simple, aux herbes et aux épices douces. Pour le contexte alpin, le guide des vins de Savoie et la carte des vins de Savoie Bugey présentent les vignobles de la même vallée.

Bières de l’Est et de l’Alsace

Les bières blondes savoyarde et alsacienne ont en commun une attention au terroir. La Fisher, brassée en Alsace, joue sur le caramel, tandis que la Blonde du Mont-Blanc mise sur l’amertume et la fraîcheur des agrumes. Les termes de dégustation sont définis dans le lexique du vin. Pour les accords, le guide des accords mets-vins donne les repères généraux.