Vodka
Je suis l’alcool fort le plus bu dans le monde, avec près de 5 milliards de litres consommés par an.
Je titre généralement 40° d’alcool depuis un décret datant du XIXe siècle, mais les plus courageux peuvent trouver quelques bouteilles grimpant à 97°.
Je suis faite à partir de céréales, ou de pomme de terre.
Mon nom signifie « petite eau », même s’il est conseillé de me boire avec modération.
Vous l’aurez deviné, je suis la célèbre vodka. Cette eau-de-vie est l’acteur principal de bien des soirées. Certains la boiront pure et préalablement passée au congélateur, d’autres préféreront la mélanger à divers jus ou sodas à cause des multiples distillations qui diminuent ses arômes naturels.
La vodka est une eau-de-vie incolore originaire d’Europe de l’Est. Il s’agit du produit de la distillation de diverses matières agricoles telles que la pomme de terre, le blé, le seigle et le maïs. Sa teneur en alcool se situe autour de 40 degrés. L’histoire de cette boisson alcoolisée remonte à la fin de l’époque médiévale, où apparaissent en Russie et en Pologne des eaux-de-vie de céréales très appréciées. Baptisé « eau d’esprit », ce breuvage prend le nom de « vodka » au début du XVIIIe siècle à la cour de Pierre le Grand. A partir de cette période, la vodka fait l’objet d’un monopole royal tant sur la production que sur la vente. La vodka devient la boisson de référence dans les tavernes et occupe un rôle important aussi bien dans l’économie que dans la culture slave. Aux XVIIIe et XIXe siècles, le commerce de la vodka se développe et atteint l’Allemagne comme la Scandinavie. L’empereur Alexandre III fixe en 1894 la teneur en alcool de la vodka à 40 degrés. Au cours du XXe siècle, l’émigration russe en favorise la diffusion, qui devient mondiale à partir des années 1950. Le monopole de l’Etat dans ce commerce disparaît quant à lui en 1992.
Les réglementations européennes définissent la vodka comme une eau-de-vie élaborée à base de matière agricole fermentée, distillée et rectifiée pour atteindre un degré d’alcool compris entre 37,5 et 97. Tous les produits conçus dans l’Union Européenne font l’objet de stricts contrôles de qualité et de sécurité. Il existe différents types de vodkas selon les matières utilisées : celles conçues à partir de céréales sont généralement originaires de Russie, d’Ukraine et de Biélorussie, alors que celles utilisant la pomme de terre se trouvent plutôt en Pologne et en Allemagne. Les matières sélectionnées sont dans un premier temps réduites en bouillie pour faire l’objet d’une fermentation. Le produit de cette première phase est ensuite distillé plusieurs fois afin de mettre au point un alcool très fort, que le vieillissement et la rectification avec de l’eau abaissent au degré souhaité pour la commercialisation. La vodka obtenue a peu de goût et fait régulièrement l’objet d’une aromatisation. Il existe de très nombreux arômes traditionnels comme l’herbe aux bisons, le piment, le bouleau ou le poivre, et d’autres plus récents tels que la cerise, le citron et le caramel.
La vodka est un alcool très apprécié de par le monde, qui constitue la boisson alcoolisée majeure tant en Russie et en Pologne qu’en Ukraine et en Finlande notamment. Il s’agit de l’alcool fort le plus consommé au monde, dont le vaste marché est occupé par plus de 4000 marques différentes. Certaines enseignes se démarquent cependant par la qualité de leur production. On peut mentionner pour les vodkas à base de pomme de terre la marque autrichienne Monopolowa et celles polonaises Chopin et Cracovia. Les vodkas réalisées avec des céréales sont également disponibles via de nombreuses marques. Les plus renommées sont pour l’eau-de-vie de blé la marque suédoise Absolut et la française Monte-Carlo, pour celle à base de seigle les enseignes polonaises Żubrówka et Sobieski, et pour celle faisant intervenir du maïs dans sa composition les marques anglo-saxonnes Smirnoff et Vodka 14.