Quels vins boire pour les grands événements ?
Une fête se reconnaît souvent à son premier verre : une bulle fine, un blanc bien frais ou un rosé qui invite à la conversation. Pour Noël et les fêtes de fin d’année, un vin d’honneur, un anniversaire, une Saint-Valentin ou une fête des mères, le principe reste le même : servir peu de vins, mais bien choisis, et les faire changer au rythme des plats. Cette page rassemble les repères du calendrier des fêtes, avec une page dédiée à chaque occasion.
Le champagne, valeur sûre des fêtes
Le champagne reste le vin le plus festif, et sa réputation ne tient pas seulement à la bulle. Un brut sans année, équilibré et porteur d’une pointe d’acidité, stimule les papilles avant le repas et accompagne les gougères au fromage. Les blancs de blancs millésimés, plus onctueux, suivent un turbot ou un bar, et supportent les sauces au beurre blanc. Les champagnes rosés, plus fruités, sont faits pour les desserts aux fruits rouges, mais ils ont leur place à l’apéritif comme en fin de repas. Pour le détail des coteaux et des maisons, la carte des champagnes prolonge ces repères.
Le champagne n’est donc pas un vin réservé à l’ouverture : il se marie avec un plat entier si l’on choisit le bon style. Les vins rosés et les vins blancs secs prennent ensuite le relais pour les petites bouchées.
Rosés et blancs pour l’apéritif
Un rosé frais et fruité convient à l’apéritif de presque toutes les fêtes. Le clairet de Bordeaux, l’une des plus anciennes appellations du vignoble, est issu de cépages rouges vinifiés en rosé, principalement autour de Quinsac. À Marsannay, le rosé du domaine Bruno Clair a contribué à la renaissance de l’appellation sous cette couleur : sa robe groseille, ses arômes de fruits à chair blanche et sa bouche ronde se servent à 12 °C, simplement, à l’apéritif.
Pour les toasts et les bouchées salées, un vin blanc sec et vif reste le choix le plus simple. Les accords apéritif donnent de bonnes pistes pour composer la sélection selon les amuse-bouches.
Blancs de caractère pour les plats de fête
Le chablis est issu du chardonnay, cépage qui s’exprime avec une grande richesse aromatique, une acidité fine et une densité en bouche élevée. Il pousse sur les calcaires du Jurassique de l’Yonne, ce qui explique sa minéralité. Pour les poissons et les coquillages d’un repas de fête, il offre une fraîcheur qui allège la table.
Les vins d’Alsace sont aussi de grands blancs, plus généreux et plus fruités, reconnaissables à leur bouteille en flûte. Ils accompagnent aussi bien une volaille de fête qu’une charcuterie, selon le cépage et le style choisis.
Rouges pour la viande de fête
Pour un rôti ou une viande en sauce, un rouge structuré s’impose. Le saint-émilion est, selon les repères de Vin-Vigne, tout en puissance, mais puissance contenue ; ses merlots et cabernets de la rive droite du Libournais gagnent en raffinement avec l’âge. Le pauillac, du Médoc, apporte la finesse du cabernet sauvignon et une longue garde, avec des crus classés depuis 1855.
Les accords bœuf et les accords de plat principal détaillent le choix selon la cuisson et la sauce. Le rouge de la vallée du Rhône reste une alternative épicée et chaleureuse.
Liquoreux et desserts de fête
Le sauternes doit son style à un micro-climat formé par la Garonne et le Ciron, qui favorise la pourriture noble. Le sémillon, cépage principal, donne des notes de fruits confits et de miel d’acacia qui répondent aux bûches et aux tartes. Les vins blancs liquoreux sont aussi des compagnons du foie gras.
Les accords desserts indiquent les recettes qui s’associent le mieux à chaque style.