Rhum Clément
Le rhum Clément a longtemps porté une promesse simple : être le meilleur rhum de la Martinique, et donc des Antilles. Une publicité de 1940 le proclamait déjà, en rappelant que la propriété Acajou appartenait à la famille Clément depuis 1887. Aujourd’hui, le domaine a été racheté par le groupe Bernard Hayot, mais la maison assure que son savoir-faire n’a pas changé, et près d’une centaine de salariés en attestent.
De la canne au rhum agricole
Les agriculteurs livrent toujours la même canne à sucre, broyée à la distillerie. Le jus, appelé vesou, passe dans des filtres puis fermente pendant environ 36 heures dans des cuves en inox. On obtient ainsi un vin de canne titrant entre 5 et 6 degrés. Ce vin est ensuite distillé dans des colonnes : on tire le rhum agricole, entre 55 et 65 degrés à la sortie. C’est à partir de cette base que le maître de chai de chaque maison compose sa gamme, et la suite du processus lui appartient.
Blanc, ambré, vieux : une gamme de styles
La maison décline des rhums blancs, des ambrés et des vieux, ainsi que des punchs et des cocktails aux couleurs vives. Le blanc se tourne vers le punch et le cocktail, l’ambré et le vieux vers la dégustation lente. Face au rhum JM, qui défend son fût et son eau de source, Clément se lit d’abord par la netteté de sa base agricole. Face au Saint James, qui mise sur l’appellation AOC Martinique obtenue en 1996 et sur des vieillissements en petits fûts, Clément se présente comme une maison de punch et de cocktail autant que de dégustation.
Quel verre pour quel rhum ?
Pour un ti punch ou un planteur, un rhum agricole blanc suffit à dire la canne fraîche, en accord avec le citron vert et le sirop. Pour un ambré, un vieux rhum s’accorde à la dégustation à température ambiante, à côté d’un dessert, comme le laisse entendre la page tarte aux fruits. Pour la famille entière, les pages rhum et boissons distillées replacent le Clément dans l’ensemble des alcools de canne et de distillation.