Rhum Saint James

Le Rhum Saint James s’est fabriqué pour la première fois en Martinique, et la maison revendique près de 250 ans d’histoire. Le Père Edmond Lefebure, présenté comme un alchimiste et un savant, aurait conçu la recette dans le plus grand secret. Jusqu’en 1763, selon la source, le rhum n’était exporté que vers les États-Unis ; aujourd’hui, il est connu dans le monde entier et récompensé dans des concours internationaux. Son musée, en Martinique, retrace toute cette histoire.

Du jus de canne, sans sirop ni mélasse

La recette n’a pas changé : la canne est cultivée, broyée et pressée, puis le jus obtenu sert de base. Aucun sirop ni mélasse n’est ajouté, ce qui distingue le Saint James de nombreux rhums. L’appellation AOC Martinique, obtenue en 1996, encadre cette méthode et la reconnaît.

Petits fûts et vieillissements

Pour les plus âgés, la complexité aromatique vient du passage dans de petits fûts : entre 3 et 6 ans pour le Rhum Vieux Agricole, jusqu’à 10 ans pour le Hors d’Age. Ce choix rapproche le Saint James du JM, qui fait aussi du fût une signature, mais avec une gamme plus classique.

Parmi les maisons martiniquaises

La Favorite, fondée en 1842, est présentée comme la seule distillerie fonctionnant entièrement à la vapeur ; sa gamme va des blancs de canne fraîche aux hors d’âge fruités, en passant par des vieux torréfiés et vanillés. Le rhum La Favorite se range donc à côté du Saint James pour les vieux. Le rhum Neisson, créé en 1931, se concentre sur des agricoles 100 % ; le rhum La Mauny, dont l’histoire remonte à 1749, mise sur l’ambré et l’Extra-Old. Le Saint James reste l’un des repères de la famille, à côté de la page rhum.