Classement des Crus Bourgeois du Médoc
Les Crus Bourgeois du Médoc forment une catégorie à part dans le paysage bordelais. Issus d’une longue histoire, ils se situent entre les grands noms classés et les vins d’appellation plus simples, avec une exigence de qualité qui leur est propre. Cette page présente le classement, ses origines, ses révisions et les règles qui encadrent la mention.
Origines du classement
Les origines des Crus Bourgeois de Bordeaux remontent au Haut Moyen Âge, à l’époque où les habitants du bourg bordelais étaient appelés bourgeois. Au XVe siècle, les termes de « Crus des Bourgeois » puis de « Cru Bourgeois » apparaissent. Après bien des péripéties, c’est au XIXe siècle, avec le classement officiel de 1855, que les Crus Bourgeois obtiennent une première reconnaissance, répartis entre Bourgeois Supérieurs, Bons Bourgeois et Bourgeois Ordinaires.
Une liste structurée
En 1932, une liste de Crus Bourgeois est déposée à la Chambre de commerce de Bordeaux. C’est la référence de la première liste structurée. La mention Cru Bourgeois est ensuite reconnue et protégée par l’État français en 1979. Pour suivre les éditions successives, la page du classement de 1978 et celle du classement de 2003 donnent le fil de l’histoire.
Une charte de qualité
En plus du respect obligatoire du cahier des charges des appellations, les châteaux désireux d’accéder à la mention Cru Bourgeois doivent adhérer à une charte de qualité élaborée par l’Alliance des Crus Bourgeois. Ils s’engagent notamment à la mise en bouteille à la propriété, à l’interdiction de l’expédition en vrac et à un étiquetage encadré. Cette exigence distingue la mention de la simple appellation.
Révisions du classement
Le classement des Crus Bourgeois est révisable tous les douze ans. Les crus actuels sont répartis en Crus Bourgeois Exceptionnels, Crus Bourgeois Supérieurs et Crus Bourgeois. Parmi les noms cités dans la tradition figurent le Château Chasse-Spleen, classé Exceptionnel, ainsi que le Château Labégorce et le Château Brillette, dans les Supérieurs. Chaque édition se lit mieux avec la page de l’année concernée.
Ce que garantit la mention
La mention ne dit pas tout d’un vin, mais elle dit beaucoup de la démarche. Un château qui la revendique accepte un cadre commun : le respect du cahier des charges de son appellation, la mise en bouteille à la propriété et un étiquetage encadré. Pour l’amateur, c’est un repère simple, lisible sur l’étiquette, qui invite à comparer des maisons de taille modeste avec des noms plus connus.
Le lecteur gagne aussi à retenir la progression du classement : des Crus Bourgeois du Moyen Âge à la liste déposée en 1932, puis la reconnaissance de la mention en 1979, et enfin des révisions régulières. Chaque étape a ses vins, ses châteaux et son contexte, et c’est en les replaçant dans l’ordre que l’on mesure ce qui a changé.
Les vins du Médoc, du Haut-Médoc à Pauillac, Margaux, Saint-Julien et Saint-Estèphe, couvrent un éventail de styles. Goûter un Cru Bourgeois à côté d’un grand nom permet de mesurer l’écart de style, ou simplement de découvrir une bouteille sérieuse, sans se laisser impressionner par le nom.
Les millésimes du classement
Pour suivre les sélections année par année, les pages dédiées aux éditions de 2003, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012 et 2013 présentent chaque étape. Elles se lisent dans l’ordre, avec le contexte de la région. Pour replacer ces vins dans leur territoire, la présentation des vins rouges du Médoc donne les repères utiles.
Chaque page d’édition reprend les mêmes repères : la série, la place de l’édition dans la suite des révisions et la mise en regard avec les pages voisines. Les lire dans l’ordre permet de suivre une maison qui entre, reste ou sort de la sélection, et d’en tirer des questions utiles pour la dégustation.