Les grandes réussites
Un millésime se juge d’abord à la cave, puis à table, et rarement dans le bon ordre. Cette page rassemble neuf années qui ont marqué le vignoble français, de Sauternes à la Côte-Rôtie, en passant par la Côte de Nuits et la Champagne. Chaque année a sa propre page : on y trouve le contexte, le domaine ou la maison de référence, et quelques repères pour la dégustation. Les grandes régions restent disponibles dans les pages de millésimes pour aller plus loin.
1947 : les liquoreux de Sauternes
Le millésime 1947 est l’un des plus cités à Sauternes. Les vins blancs liquoreux de cette année servent encore de points de comparaison pour les récoltes suivantes. La page consacrée au Château de Fargues détaille l’année et le domaine voisin d’Yquem.
1955 : la rive droite
Sur la rive droite, 1955 est une année très estimée pour sa finesse. Le Château Cheval Blanc, classé premier grand cru classé A lors du classement de 1955, en est l’exemple le plus célèbre. Sa page présente le domaine et le contexte de la cuvée.
1959 : Pessac-Léognan
Le millésime 1959 compte parmi les années de référence du vignoble bordelais, avec des rouges puissants et élégants. La page du Château Mission Haut-Brion replace cette année dans l’appellation Pessac-Léognan, voisine de Haut-Brion.
1961 : la Romanée-Conti
En Bourgogne, 1961 est une année mythique pour la côte de Nuits. La page du Domaine de la Romanée-Conti présente la maison et ses grands crus de Vosne-Romanée, dont les vins de cette époque sont très recherchés.
1969 : Dom Pérignon
Le millésime 1969 est un repère pour la cuvée de prestige de Moët & Chandon. Les vintages anciens de Dom Pérignon sont rares sur le marché. La page consacrée au Dom Pérignon détaille l’année et la maison qui la porte.
1971 : Sauternes et Barsac
L’année 1971 est reconnue pour les liquoreux de Sauternes et de Barsac. Ces vins, aujourd’hui âgés de plusieurs décennies, montrent la capacité des grands liquoreux à garder leur fraîcheur. La page du Château Climens présente l’année et le premier cru de Barsac.
1982 : Figeac
Le millésime 1982 est l’une des années les plus célébrées du vignoble bordelais, rive gauche comme rive droite. Le Château Figeac, premier grand cru classé B de Saint-Émilion, en donne une belle illustration.
1988 : Pétrus
Le millésime 1988 a donné à Pomerol des rouges de grande qualité, à la concentration remarquable. La page du Château Pétrus détaille l’année et le plus célèbre des crus de l’appellation.
1989 : la Côte-Rôtie
Dans le Rhône septentrional, 1989 est très estimé, où la syrah a donné des vins concentrés et profonds. La page de la cuvée La Landonne, produite par la maison E. Guigal, présente ce millésime sur la Côte-Rôtie.
Lire un millésime
Un millésime ne dit pas tout d’un vin. Le climat de l’année, la conduite des vignes et la vinification comptent autant, et un même millésime peut donner des cuvées très différentes d’un domaine à l’autre. Il faut aussi tenir compte du temps : une bouteille de quarante ans ne se goûte pas comme un vin de l’année. Pour accorder ces vins à la table, la page règles de base des accords mets-vins donne les réflexes utiles, et les pages de millésimes de Bordeaux, de Bourgogne, de Champagne et du Rhône replacent chaque année dans son contexte régional.
Le plus important reste sans doute la curiosité : goûter deux millésimes d’un même domaine, à quelques années d’écart, en apprend plus qu’une longue lecture.