Armagnac Larressingle

Une légende, racontée dans les milieux de l’armagnac, veut que ce ne soit pas la région qui ait donné son nom à l’eau-de-vie, mais l’inverse. Selon elle, les « laboureurs du ciel », alchimistes en quête d’élixirs de longue vie, auraient trouvé un esprit de la plante : un spiritueux. Arnaud de Villeneuve, médecin alchimiste du XIIIe siècle, aurait découvert cette eau-de-vie de vin en manipulant les alambics de son laboratoire. La légende reste une légende, mais elle dit bien l’ancienneté de l’armagnac dans le Sud-Ouest.

Une maison de cinq générations

Le château Larressingle se transmet de père en fils depuis 1837, soit cinq générations. La maison élabore son armagnac selon des méthodes ancestrales : après une lente et minutieuse distillation, l’eau-de-vie vieillit longuement dans un chai centenaire. Pour ses grands crus, elle cite des cépages réputés, le Picquepoult et le Saint-Émilion, à replacer dans le vignoble de l’armagnac.

Une gamme qui se compare

La gamme Larressingle se lit mieux à côté de ses voisins. Darroze sélectionne une trentaine de propriétés du Bas-Armagnac, avec des grands assemblages de 8 à 60 ans d’âge : le 8 ans est fruité, le 12 ans épicé, le 50 ans torréfié. Dartigalongue, maison de négoce fondée en 1838, présente des VSOP et des hors d’âge de Bas-Armagnac, du 15 ans ambré au 30 ans rancio. Laberdolive, enfin, relève d’un domaine de 40 hectares et d’une eau-de-vie au goût fruité, nuancé d’épices.

Lire l’âge et le millésime

Pour un armagnac, l’âge affiché correspond à la plus jeune eau-de-vie de l’assemblage, et le millésime se lit à travers ce vieillissement. Le château présente l’une de ses plus anciennes bouteilles millésimées, de 1920. Pour comparer les années, voir la page des millésimes de l’armagnac ; pour une autre eau-de-vie de raisin, la page du cognac montre une zone et une double distillation différentes.

Les digestifs de cognac et d’armagnac sont regroupés sur la page digestif.