Les vins de Bordeaux prestigieux
Vous voici sur la page des grands seigneurs de Bordeaux. Beaucoup de leurs châteaux ont une longue histoire et figurent au classement de 1855. Leurs cuvées sont connues dans le monde entier et sont souvent difficiles à trouver, mais il reste possible d’en dénicher en cherchant bien. Presque tous proposent un second vin, qui constitue souvent le meilleur rapport qualité-prix de la maison.
Les grands noms du classement de 1855
Le château Latour fait figure de référence pour les crus classés. Premier grand cru classé du Médoc en 1855 selon sa propre histoire, il produit des vins d’une longévité exceptionnelle, qui se sont améliorés au fil des années. Lafite-Rothschild, premier cru classé de Pauillac, appartient au groupe des Barons de Rothschild et a été vendu à Londres dès le début du XVIIIe siècle. Mouton-Rothschild a rejoint le premier rang en 1973. Le château Margaux ouvre la liste des premiers crus de sa propre appellation, et le château Cos d’Estournel occupe la deuxième place des grands crus de Saint-Estèphe. Le château Branaire-Ducru figure lui aussi parmi les crus classés de Saint-Julien.
Saint-Émilion et Pomerol, la rive droite
Sur la rive droite, les grands châteaux se comptent sur les doigts d’une main. Cheval Blanc et Ausone sont les deux premiers grands crus classés A de Saint-Émilion, à la puissance et à la finesse que l’on attend d’un tel rang. Figeac et l’Evangile complètent le tableau de l’appellation. À Pomerol, Pétrus est la référence : un merlot d’une rondeur et d’une suavité uniques, qui fascine autant qu’il déroute.
Haut-Brion et les vins blancs
À Pessac-Léognan, le château Haut-Brion a été reconnu le premier grand cru de son appellation, dès le XVIIe siècle. Les vins blancs de cette région, avec leurs notes d’acacia et de fleurs blanches en vieillissant, ont la même exigence de terroir que les rouges.
Moulis et les crus bourgeois
Tous les grands châteaux ne sont pas des premiers crus, et c’est tant mieux pour le portefeuille. Le château Brillette, à Moulis, figure dans le classement des crus bourgeois du Médoc et montre qu’un vin sans grand nom peut atteindre une haute qualité.
Les seconds vins
Le second vin est la cuvée du « petit frère » : des vignes plus jeunes ou moins bien exposées, un savoir-faire identique et un prix plus doux. Les pages du guide des seconds vins et des seconds vins des grands crus classés détaillent ces cuvées.
Le plus cher, le plus rare
Deux questions reviennent sans cesse : quel est le Bordeaux le plus cher, et quel est le plus rare ? La réponse Vin-Vigne désigne le Bordeaux le plus cher et le vin de Bordeaux le plus rare, deux pages qui convergent vers un même nom, le château d’Yquem. La liste des dix meilleurs Bordeaux complète ce panorama.
Pour mettre ces noms en perspective, le guide des grands crus de Bordeaux présente les appellations, et le classement de 1855 donne le cadre historique de ces châteaux.