Vins Blancs : sélection des meilleurs vins blancs
La pureté, la finesse, l’élégance, la race et la minéralité sont des termes qui reviennent souvent dans la bouche des dégustateurs de renoms lorsqu’ils mettent en contact avec leurs papilles ce précieux liquide qu’il soit cristallin ou diaphane, aux reflets d’or, de miel ou d’acajou, le vin blanc de France, sec ou moelleux, émerveille, envoute, transfigure, nous porte non loin, portés par les nymphes, du trône dionysiaque.
La minéralité déroutante de Pouilly-Fumé ou de Sancerre, l’onctuosité et la suavité des grands Montrachet, la puissance des Chablis qui telle une lame à deux tranchants nous élève et nous abaisse face à la complexité de la nature sont quelques exemples pris au hasard parmi la multitude qui nous rappel ô combien la tradition viticole française a débuté par les vins blancs ! Souvenons-nous de la « bataille des vins de France » initiée et voulue par le Roi Philippe Auguste qui à l’instar des remparts de Paris chercha à protéger le palais de ses sujets contre l’ennemi : le mauvais goût.
Tous les vins choisis et présentés lors de cette bataille étaient blancs. Voici pour illustrer nos propos un extrait (en vieux français) de la « bataille des vins » de Henri d’Andelli :
« Volez oïr une grant fable
Qu’il avint l’autrier fus la table
Au bon roi qui ot non Phelippe,
Qui volentiers moilloit fa pipe
Du bon vin qui etoit du blanc.
Il le fenti gentil & franc,
Si le clamoit fon ameor.
Por le bien & por la douçor
Que li vins avoit dedenz foi.
Li rois qui eft cortois & fages
Manda a treftoz fes meffages
Qu’il alaiffent le meillor querre
Qu’il trovaiffent en nule terre. »
Voici les liens des grands vignobles dans lesquels depuis fort longtemps on produit des vins blancs de très hautes tenues : la Bourgogne, la Loire, l’Alsace, le Sauternais, les Graves.