Vins Rouges de Côte de Beaune

Les vins de la Côte de Beaune « sont très intéressants et nous permettent de rentrer en douceur dans cet immense vignoble de Bourgogne ». Sur cette page, on regarde le rouge, qui se présente sous deux étiquettes voisines. Côte de Beaune d’abord, appellation qui se décline aussi en blanc. Côte de Beaune-Villages ensuite, qui « ne peut être produite qu’en rouge ». La carte de la Côte de Beaune montre où se trouvent les communes qui font la réputation de cette côte.

Le rouge de la Côte de Beaune est donc une bonne porte d’entrée : il donne l’occasion de comprendre le style des rouges de cette côte avant d’aborder les noms plus réputés, de Pommard à Volnay.

Deux étiquettes qu’il ne faut pas confondre

La description du Côte de Beaune-Villages est sans appel : « Cette appellation de Bourgogne est souvent confondue avec l’appellation Côte de Beaune. Pourtant c’est une très grosse erreur, car non seulement les vins sont vraiment différents, mais en plus l’appellation Côte de beaune-villages ne peut être produite qu’en rouge ! Les vins sont produits entre Ladoix-Serrigny et les Maranges. D’une zone à l’autre leurs caractères changent, c’est très étonnant. »

La base propose une fiche pour chacune : le Côte de Beaune rouge, avec ses accords, et le Côte de Beaune-Villages, avec les siens (accords du Côte de Beaune-Villages). On trouve aussi le détail de chaque appellation : Côte de Beaune et Côte de Beaune-Villages.

Rubis, violine, fruits rouges et humus

« Le vin côte de Beaune rouge, possède une robe rubis très nette et assez soutenue, avec des reflets violine. Le nez est très expressif sur des arômes primaires de fruits rouges et noirs, cerise, groseille, mûre, cassis ; présence florale avec la violette et des notes végétales de type humus, sous bois. » Le pinot noir est le cépage du rouge, comme le rappelle la description de l’appellation.

« La bouche est friande avec de la matière, il possède une puissance retenue, l’acidité est noble et permettra au vin d’attendre un peu en cave ; les tannins sont ronds et fins, belle finale. » Dans le Côte de Beaune-Villages du sud, la robe est « rouge foncé avec des reflets mauves », l’attaque est franche et la matière généreuse « avec une certaine puissance, mais modérée par des tannins ronds et fins ». Au nord, le vin devient « tout en souplesse et sur la gourmandise. C’est un vin de charme ».

Des communes pour aller plus loin

Quand on a trouvé son style, on peut monter d’un cran vers une commune précise. Beaune produit des rouges « sur les hauts et les bas de coteaux », avec une robe « éclatante et vive aux reflets rubis » et un vin qui peut se garder jusqu’à 20 ans quand le millésime est exceptionnel. Savigny-lès-Beaune était autrefois « la propriété des ducs de Bourgogne et des abbayes », et Chorey-lès-Beaune est « un vin très pratique pour familiariser son palais aux vins de Bourgogne ».

Plus au sud, Pommard et Volnay ont chacun leur page, et le contraste entre la puissance de l’un et la finesse de l’autre vaut une comparaison à table.

Dix ans au plus, 16 °C pour servir

« Vin de moyenne garde, on l’attendra 10 ans maximum. » C’est un vin de garde moyen plutôt qu’un grand vieillard, et le potentiel de garde s’évalue selon le millésime : voyez les millésimes de Bourgogne. Le Côte de Beaune-Villages, lui, « mérite d’être attendu en cave et offrira plus de délicatesse après trois années d’attente ».

Dans les deux cas, « on le sert à 16°C ». C’est la température de service qui laisse parler le fruit, sans accentuer l’alcool.

Pour le reste, la règle est simple : on ne cherche pas ici un vin d’exception à oublier vingt ans en cave, mais un rouge équilibré qu’on ouvre quand le fruit est à son meilleur, de préférence sur un repas partagé. Le Côte de Beaune rouge a de la « puissance retenue », une « acidité noble » et des tannins ronds : tout ce qu’il faut pour une table sans cérémonie, avec des plats de viande simples, des volailles et un peu de patience.

À table : volailles, gibier à plume et plats du quotidien

« Il sera excellent à accorder avec des gibiers à plumes, des volailles rôties. » Cette phrase de la description donne le cadre, et la base d’accords y ajoute une cuisine bien plus quotidienne. Le Côte de Beaune rouge a ainsi pour premiers plats classés le steak au four, le hachis parmentier, le vol-au-vent à la viande et les pommes de terre farcies à la viande. Le rouge accompagne donc la viande, qu’elle soit gratinée, farcie ou saisie, et la cuisine de tous les jours lui va aussi bien que le plat du dimanche.

Le steak du barbecue passe aussi, comme le steak aux échalotes poêlé. Parmi les plats de fête familiale, les tomates farcies à la viande, les boulettes de viande italienne, les pâtes aux boulettes de viande et les hamburgers maison ont leur place. La saucisse à la plancha et la soupe aux lardons prouvent qu’un vin de cette appellation s’accommode de la charcuterie simple. La page charcuterie développe ce registre.

Autour des œufs, la Bourgogne est bien servie : les œufs pochés à la bourguignonne, les œufs cocotte à la bourguignonne et l’omelette aux bolets sont cités. Les escargots à la bourguignonne viennent plus bas dans le classement, mais restent un accord de cœur. Pour le plat du dimanche, la page du bœuf bourguignon prolonge ces idées, tout comme la page volaille pour les rôtis. Le Chorey-lès-Beaune, pour sa part, est cité avec « du lapin, un rôti de bœuf », et le Côte de Beaune-Villages « sur des volailles aux champignons ». Les règles de base des accords mets-vins permettent d’ajuster le reste.

Millésimes et appellations voisines

Avant d’acheter, jetez un œil aux millésimes de Bourgogne, car un rouge de garde moyenne se choisit d’abord à l’année. Pour élargir, la page vins rouges de Bourgogne réunit toutes les appellations de la région, et le vignoble de Bourgogne raconte pourquoi le pinot noir a été préféré au gamay.