Vins du Maghreb

En Afrique du Nord, plus précisément au Maroc, mais aussi en Tunisie et en Algérie, la vigne est présente depuis l’Antiquité, plantée par les Phéniciens puis développée par les Romains. Malgré la conquête musulmane, le vignoble est maintenu, les raisins étant surtout destinés à la table. Le statut de dhimmi permettait aux juifs et aux chrétiens de produire et de consommer du vin, mais en aucun cas de le vendre.

Au XIXe siècle, la colonisation française, sous le Second Empire de Napoléon III, développe considérablement la viticulture dans ces pays. Les vignobles s’étendent, avec des volumes importants et des vins destinés en grande partie à la France hexagonale, jusqu’aux indépendances, qui transforment profondément la filière.

Les principaux cépages que l’on retrouve aujourd’hui sont le cinsault, le carignan, l’alicante-bouschet et le grenache. En Tunisie, la liste se complète avec le cabernet-sauvignon, le mourvèdre et la syrah. Ces cépages sont adaptés à la chaleur, et leurs vins gardent une générosité qui plaît aux amateurs de rouges charnus.

Parmi les grandes dénominations tunisiennes figurent le grand cru Mornag, Thibar, les Coteaux d’Utique, Tébourba, Sidi Salem et Kélibia, connue aussi pour son muscat. Chacune a son propre terroir, entre la plaine et les collines, et sa palette de vins rouges, blancs et rosés.

Ces vins sont souvent chaleureux, avec des fruits mûrs et des tanins souples. Un rouge du Maghreb accompagne bien la cuisine nord-africaine, tajines, merguez ou couscous, et sa générosité convient à une viande grillée. Pour les accords par plat, voir les mets-vins, et pour l’autre rive du continent, la page Afrique du Sud.

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