Vins rosés de Provence

« Les mots manquent quand il s’agit d’évoquer la beauté de la Provence ! » La région se partage entre les champs de lavande, la montagne Sainte-Victoire, les pinèdes, les oliviers et les vignes, et ses vins « reflètent merveilleusement le sublime contexte dont ils sont issus ». Le vignoble de Provence-Corse est dit « réputé pour ses vins rosés », même si les rouges et les blancs y sont « bien présents et excellents ». Les appellations où le rosé tient le premier rôle vont du pétale de rose au saumon soutenu.

Un climat, des cépages, des sols

Le climat est méditerranéen provençal et les sols vont des calcaires aux schistes, en passant par les granites, les phyllades, les grès, les marnes et les sables alluviaux. Les rouges qui servent aux rosés sont le grenache noir, le mourvèdre, le cinsault, la syrah et le tibouren. Un classement des crus classés a été mis en place en 1955 : le classement des crus classés des Côtes de Provence en détaille les propriétés.

Les trois grandes pages de rosé

La Côtes de Provence est la plus vaste : « la production de rosé domine », avec des teintes « allant du pétale de rose, au saumon soutenu ». Le nez est « sur des notes distinctes et nettes de fruits rouges, groseille, framboise », avec des arômes épicés de thym, de laurier et de garrigue. Ce rosé doit être bu à 10 °C, généralement dans sa jeunesse.

Le Bandol est « un grand vin rosé, riche et très fin », à la robe « généralement saumonée, brillante et limpide ». Il « peut être attendu une ou deux années en cave avant d’être bu » et se sert à 8 °C, avec la bouillabaisse, des poissons grillés, ou bien à l’apéritif tout simplement.

Quant à la Palette, elle plante sur une quarantaine d’hectares un rosé « obtenu essentiellement par saignée, ensuite élevé en fûts », à la robe rose saumon et aux arômes de fraise et de cerise. Il peut vieillir en cave, « au plus 5 ans », et se sert entre 10 et 13 °C, avec des poissons à la plancha.

Cinq autres rosés de la région

Le Coteaux d’Aix-en-Provence est l’une des grandes élégances de la région, et son rosé, « peut-être le plus connu », est « un rosé de classe, de compétition » : robe « rose fin saumoné et brillant », nez de fraise, de framboise, de pêche et de poire, puis d’acacia et de tilleul. Il est « excellent en apéritif avec des tapas, servi à 10 °C. On le boit dans sa jeunesse ». Fiche : Coteaux d’Aix rosé et accords.

Le Coteaux varois en Provence, au pied du massif de la Sainte-Baume, a un rosé « très délicat », à la robe « rose saumon pâle, pétale de rose ». En bouche, « tout en finesse, avec une matière ronde et délicate, appuyée par une très jolie vivacité ». La fiche suggère de l’apprécier à 8 °C « sur le bord de la piscine ». Voir le Coteaux varois rosé et ses accords.

Entre les Calanques et le cap Canaille, le Cassis est connu pour ses blancs, mais son rosé a « la robe pétale de rose, très chic, limpide et brillante ». En bouche, c’est « un vin rond, tout en délicatesse et souple composé d’une très belle fraîcheur désaltérante ». Il est « excellent à l’apéritif servi à 10 °C avec des toasts de tapenade ». Fiches : Cassis rosé et accords.

Autour de Nice, le Bellet offre un rosé qui « fait partie des grands rosés de Provence ». Sa robe pivoine est « de toute beauté », le nez associe la framboise, la rose sauvage et l’églantine, et la bouche est « délicate, gourmande et ronde ». La fiche le dit excellent « sur un barbecue de rougets barbets », à 10 °C au plus, et ajoute : « n’attendez pas, buvez-le tout de suite, ce n’est pas un vin de garde. » Voir le Bellet rosé et ses accords.

Dans les Alpes-de-Haute-Provence, le Pierrevert naît au pied du Luberon, à quelques encablures de Manosque ; Jean Giono y trouva une source d’inspiration. Ses rouges et rosés reposent sur la syrah et le grenache. Le rosé « revêt une robe rose pâle », avec un nez de cassis, de framboise et de fraise, et une bouche « ronde, ample et fraîche avec une finale douce sur les agrumes ». Idéal à l’apéritif, à 10 °C. Fiche : Pierrevert rosé, accords.

Une table de tomates, d’aubergines et de poisson

Les plats que la base classe en tête pour ces rosés racontent la cuisine du Sud. Pour les légumes, la ratatouille, la bohémienne, le tian aux légumes et la salade d’aubergines ; le guide de la ratatouille en précise les variantes. À l’apéritif, la tapenade, le saucisson d’Arles, le pâté de porc au prisuttu et la pissaladière ; la page apéritif offre d’autres idées.

Pour le poisson, les rougets au barbecue reprennent l’accord de la fiche Bellet ; la salade niçoise et la bouillabaisse complètent le tableau, avec le guide du poisson. Côté viande, le chachlik, brochette au barbecue, figure parmi les accords prioritaires du rosé de Cassis.

Années, guide et autres rosés

Les années sont commentées dans les millésimes de Provence-Corse ; le guide des vins de Provence présente aussi les blancs et les rouges, comme les vins blancs de Provence. Pour comparer avec une autre région, le Tavel propose un rosé plus corsé, et la rubrique vins rosés ouvre sur tous les vignobles.

Côtes de Provence

Entre Nice et Marseille, les vignes des Côtes de Provence forment l’une des grandes surfaces rosées de France. La fiche de l’appellation précise que « la production de rosé domine » et qu’elle regroupe « des dénominations géographiques précises qui correspondent à des terroirs et donc à des vins différents ». Ce rosé a fait la réputation du vignoble : son nez, lit-on, « est délicat et a conquis la France ». Du pétale de rose au saumon soutenu Le Côtes de Provence rosé « peut pr... Lire la suite

Bandol

Sur le littoral varois, le Bandol peut être produit en blanc, en rouge et en rosé, et il « fait partie des grands vins de Provence ». Le rosé a pourtant son propre registre : « un grand vin rosé, riche et très fin », que l’on attend volontiers avant de le boire. Autour d’une bouillabaisse ou d’un poisson sur la braise, il est aussi à l’aise qu’à l’heure de l’apéritif. Saumon, fruits rouges et acidité Dans le verre, la robe est « très belle, généralement ... Lire la suite

Palette

Autour d’Aix-en-Provence, on plante la vigne depuis l’arrivée des Grecs : « comme partout en Provence la vigne est présente depuis le début de la colonisation grecque, il en est de même pour les vignobles qui se trouvent autour d’Aix-en-Provence, dont celui de Palette ». L’appellation Palette jouit d’un micro-climat « unique qui permet l’élaboration de vins de grande qualité et de garde ». Son rosé, tout en nuances, est celui que l’on sert pour surprendr... Lire la suite